Les ouvertures sauvages d’hydrants (bouches ou poteaux d'incendie)

En période de fortes chaleurs, ouvrir une bouche d'incendie pour créer un geyser d'eau rafraîchissante dans la rue semble sans gravité. Cet acte, pourtant passible de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, entraine de multiples conséquences sur la sécurité et l'environnement.

Les bouches ou poteaux d'incendie permettent d’utiliser l'eau des conduites publiques pour lutter contre les incendies. Le réseau de circulation de l’eau étant gravitaire, une forte pression en aval rend faible ou inexistant le débit en amont. Cette pénurie d'eau met ainsi en péril les manœuvres des pompiers en cas d'incendie.

Une pratique dangereuse

Pour les riverains, Il existe des risques d'électrocution avec les lignes aériennes et  d'accidents de la circulation par des aquaplanings. Pour les enfants, le risque de se blesser est grand. La forte pression des jets d’eau peut projeter violemment les plus jeunes.

Un énorme gâchis d’eau

Une bouche ouverte déverse 60 000 litres d'eau par heure directement dans les égouts. D’après Veolia, sur la seule journée du mercredi 21 juin, une perte à 150 000 m3 d'eau est estimée, soit l'équivalent de 60 piscines olympiques.

Un coût élevé pour la collectivité

En plus des coûts de fonctionnements liés à l’intervention d’agents communaux pour fermer les bouches, s’ajoutent les coûts liés à la perte d’eau. En moyenne, 1 m3 d'eau vaut 3 euros, financés par les impôts locaux.

Si vous êtes témoins de vandalisme sur des bouches ou poteaux d’incendie, merci de prévenir l’hôtel de ville (01 34 41 65 00) ou la mairie annexe (01 34 43 94 20).

Comptant sur la collaboration de tous.