Du village à la ville nouvelle

La municipalité de Jouy-le-Moutier a créé le Groupe histoire et patrimoine afin de répertorier, d’étudier, de sauvegarder et de promouvoir le patrimoine jocassien. Il s’agit également de valoriser la trace que les activités humaines ont laissé sur le territoire communal ainsi que dans la mémoire de ses habitants.

Ce groupe est constitué de conseillers municipaux, de membres des comités consultatifs et de bénévoles.
Il se réunit régulièrement à la médiathèque et prépare chaque année les Journées du patrimoine.

Le village
Un habitat et un mode de vie longtemps façonnés par la culture de la vigne

L’isolement du village

Le Village est isolé jusqu’en 1850 : le relief est largement responsable de cet isolement. Il n’y aucun accès facile vers les plateaux du Vexin.
La présence de la butte de l’Hautil, dont la table boisée culmine à 180 m NGF, barre le passage vers les villages du Vexin.
L’Oise est une voie de communication vers Paris mais seulement au départ de Pontoise et d’Andrésy. Pour Jouy-le-Moutier, elle gêna au contraire les relations à courtes distances qui caractérisaient l’ancienne économie. Les grands axes ont donc évité la commune qui ne ressent guère, jusque vers 1850, les influences urbaines de Paris, Poissy et Pontoise.

Jouy, village viticole 


Le vignoble était un élément important dans l’économie du village. C’est lui qui modèle le paysage, le village et les mentalités jusqu’au XIXème siècle.

L’habitat est concentré en une série de petits hameaux d’une centaine d’habitants chacun. Les maisons rurales se pressent au flanc du coteau, assises sur le calcaire lutétien tandis que l’affleurement de sable est utilisé par la route.

Les murs et les clos de vignes sont constitués d’une terre jaune qui s’effrite. Les murs de pierre existent dans la partie la moins ancienne.
On distingue deux types de construction : les maisons de pierre qui ont une cour fermée et une organisation adaptée à la polyculture et la " maison bloc ", en hauteur, plus répandue, caractéristique de la société vigneronne.

Le parcellaire est très morcelé et complexe du fait de la polyculture et de la surcharge démographique fréquente. Nombre de parcelles sont closes de mur. Ce type de parcellaire est responsable d’une forte inertie.

On assiste à une période d’expansion démographique au XVIIIème siècle. En 1790, la population de Jouy-le-Moutier compte 880 habitants. Elle n’atteindra plus ce chiffre avant 1950. On ne constate pratiquement pas d’exode ni d’immigration. Les influences urbaines demeurent insignifiantes jusque vers 1850, période à partir de laquelle on constate un exode rural non négligeable puis, dès 1880 une forte immigration.

En effet, sous le Second Empire, les chemins ruraux, bourbiers impraticables à la moindre pluie, font l’objet de grands travaux.
Le pont suspendu de Neuville est construit en 1839. A partir de 1900, le chemin de fer, dont on attend beaucoup, est installé. Mais c’est finalement l’automobile qui porte la responsabilité de la transformation contemporaine. On assiste à la modernisation de la polyculture et surtout à un changement dans la structure démographique.

L'urbanisation
Un nouveau paysage dominé par un habitat pavillonnaire.